(fiscal 26-05 du 06/12/2004)
Une instruction fiscale est venue commenter les nouvelles règles
de réduction prora temporis de taxe professionnelle prévues
en faveur des entreprises saisonnières et apporter certaines précisions
pour les entreprises ayant des activités multiples.
Nous vous rappelons que les règles de taxe professionnelle
pour les établissements saisonniers ont été réformées.
- d'une part, le bénéfice de la réduction de
taxe professionnelle s’applique désormais aux cafés et discothèques
saisonniers.
- d'autre part, le décompte de
la durée d’ouverture des établissements saisonniers se décompte
en nombre de semaines et non plus en mois civils. Désormais, une
activité a un caractère saisonnier lorsque la durée
annuelle d’ouverture de l’établissement qui l’exerce est comprise
entre 12 et 41 semaines.
Il est important de bien informer vos
adhérents saisonniers sur ces nouvelles règles car certains
omettent de demander leur réduction de taxe professionnelle qui
peut pourtant être très importante.Il convient que les CHRD
saisonniers vérifient bien les déclarations de taxe professionnelle
qu’ils ont remplies en mai dernier.
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L’instruction fiscale rappelle que sont concernés :
- les hôtels classés tourisme
- les restaurants (classés ou non)
- les établissements de spectacle, de jeux et les établissements
thermaux
- les éts titulaires d’une licence de débit de boissons
à consommer sur place de 4ème catégorie
(cafés, bars, pubs, etc.)
- les éts titulaires d’une licence de débit de boissons
à consommer sur place de 4ème catégorie
‘’dont l’activité de débit de boissons est associée
à la diffusion de musique amplifiée ( discothèques,
dancings, boites de nuit…)’’
qui fonctionnent de manière saisonnière, c’est-à-dire
:
- dont la période d’ouverture
est comprise entre 12 et 41 semaines, cette période pouvant être
fractionnée.
- la notion de semaine correspond à la semaine civile commençant
le lundi à 0 heure et terminant le dimanche à 24 heures.
Toute semaine d’activité commencée est considérée
comme entière.
- rappelons qu’en matière de taxe professionnelle, la période
de référence est l’avant-dernière année (pour
la TP 2005 : période d’ouverture de 2003 déclarée
sur la déclaration de TP remplie en 2004)
qui déclarent leur période d’ouverture dans leur déclaration
annuelle de taxe professionnelle :
(déclaration en mai de chaque année en principe)
Pour les redevables qui ne seraient pas tenus au dépôt
d’une déclaration annuelle (petits établissements), ils
doivent indiquer sur papier libre et dans les mêmes délais,
leur durée d’exploitation pendant la période de référence.
L’instruction donne un exemple de calcul :
En 2003 un café est ouvert :
- du mercredi 1er janvier au mardi 4 mars
- du samedi 14 juin au samedi 13 septembre
- du lundi 15 décembre au mercredi 31 décembre.
= soit un total de 27 semaines
Si la valeur locative imposable est de 10 000 €, celle ci sera ramenée
à 10 000 x 27/52 = 5192 € (soit une réduction de 25/52)
Grâce aux nouvelles règles
négociées par l’UMIH, cet établissement bénéficiera
d’une réduction d’environ 50 % de sa taxe professionnelle par rapport
au régime antérieur.
Si on prend l’exemple d’un hôtel-restaurant qui aurait les mêmes
dates d’ouverture, sa réduction de TP sera également de 50
% environ au lieu de 33 % auparavant (selon la règle
antérieure du calcul en mois civils)
Activités multiples
L’administration fiscale précise
les modalités de détermination des bases d’imposition des
contribuables qui exercent dans les mêmes locaux plusieurs activités
(par exemple une activité bar - bureau de tabac, diffusion de presse
ou de vente de denrées alimentaires…) Nous reproduisons ci-dessous
les différentes hypothèses envisagées dans l’instruction
fiscale :
- 1ère situation : présence d’activités
relevant du régime des recettes (tabac, presse)
"Si certaines de ces autres activités
sont imposables sur les recettes, c’est-à-dire en pratique s’il
s’agit d’activités d’intermédiaires de commerce (débitants
de tabac, diffuseur de presse) exercées par une entreprise non
soumise de plein droit ou en option à l’impôt sur les sociétés
et employant moins de 5 salariés, il convient, conformément
à l’article 310 HD de l’annexe II, de déterminer quelle
est l’activité dominante, en fonction des recettes.
- Si l’activité dominante (exemple : tabac et presse) relève
du 2° de l’article 1467, l’imposition sur les recettes concerne alors
l’ensemble de l’activité et la réduction prévue au
V de l’article 1478 ne s’applique pas sur la valeur locative des biens passibles
de taxe foncière.
Exemple : Recettes = 100 000 €, dont
: 30 000 € Commission tabac ;
30 000 € Commission presse/jeux ;
40 000 € Bar-restaurant.
Pas d’application de la réduction.
- Si en revanche l’activité dominante
relève des dispositions de droit commun (1° de l’art.1467)
et du V de l’article 1478, la réduction prévue à
cet article s’applique à l’ensemble de la base d’imposition.
Exemple : Recettes = 100 000 €, dont : 25 000
€ Commission tabac ;
20 000 € Commission presse ;
55 000 € Bar-restaurant.
Application de la réduction sur l’ensemble des bases.
- Si enfin, l’activité dominante
relève des dispositions de droit commun mais si l’activité
relevant du V de l’article 1478 procure moins de la moitié des recettes
de l’établissement, la réduction au prorata temporis ne
peut pas s’appliquer.
Exemple : Recettes = 100 000 €, dont : 45 000 € Bar-restaurant
;
10 000 € Vente de denrées alimentaires ;
25 000 € Commission tabac ;
20 000 € Commission presse.
Pas d’application de la réduction.
- 2ème situation : absence d’activités
relevant du régime des recettes
Dans le cas où les autres activités
relèvent des dispositions de droit commun (1° de l’art.1467),
soit du fait de leur nature (ex : vente de denrées alimentaires),
soit parce que l’entreprise emploie au moins cinq salariés, soit
enfin parce qu’elle est soumise à l’impôt sur les sociétés,
il convient également, à titre de règle pratique,
de rechercher quelle est l’activité dominante. L’article 1478 trouvera
à s’appliquer sur l’ensemble de la base d’imposition à condition
que l’activité dominante relève de cet article.
Exemple : établissement employant 5 salariés.
Recettes = 200 000 €, dont : 110 000 € Bar-restaurant ;
90 000 € Commissions tabac et presse.
Application de la réduction sur l’ensemble des bases.
Les redevables qui ne sont pas tenus
au dépôt d’une déclaration doivent indiquer, sur papier
libre, dans les mêmes délais, leur durée d’exploitation
pendant la période de référence".