Ci-après les différents
congés pour évènements familiaux prévus
par l’article 25-1 de la convention collective de 1997. Les modifications
apportées par l’ordonnance du 24/06/2004 ont été
prises en compte (elles sont indiquées en caractère gras)
Les différents
congés :
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Adoption et naissance d’un enfant
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Décès
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Mariage
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conjoint partenaire
d’un PACS et enfant
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père, mère,
grands-parents
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frère, sœur
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beaux-parents
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intéressé
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d’un enfant
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Durée totale
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3 jours
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2 jours
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1 jour
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1 jour
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1 jour
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4 jour
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1 jour
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Conditions ancienneté
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Pas de condition d’ancienneté
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Pas de condition d’ancienneté
(l’ordonnance du 24/06/04 supprime la condition d’ancienneté
de trois mois en cas de décès du frère, de la sœur
et des beaux-parents)
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Pas de condition d’ancienneté
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Adoption et naissance d’un enfant
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Décès
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Mariage
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conjoint partenaire
d’un PACS et enfant
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père, mère,
grands-parents
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frère, sœur
|
beaux-parents
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intéressé
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d’un enfant
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Maintien de la rémunération
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Les jours d’absence n’entraînent
pas de réduction de la rémunération
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Ouverture droit à congés payés
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Ces jours sont assimilés
à du travail effectif
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observations
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Pas de cumul possible avec le congé
maternité.
Cumul possible avec :
- le congé d'adoption non rémunéré
de 6 semaines (permettant à tout salarié de se rendre
dans les départements et territoires d'outre-mer ou à l'étranger
en vue de l'adoption d'un ou plusieurs enfants),
- le congé de paternité de 11 jours
-le congé de maternité accordé au père
en cas de décès de la mère.
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Selon la jurisprudence,
"le beau-père ou la belle-mère"
doivent s'entendre des
seuls parents du conjoint et non la
personne avec qui le père ou la mère
s’est remarié.
Exemple :
le salarié ne peut exiger une autorisation
d'absence pour
le décès du second mari de sa mère
qui n'avait aucun lien de parenté avec lui.
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- Les jours donnés pour son propre mariage concerne
aussi son remariage.
- Les 4 jours ne sont pas accordés aux salariés
qui concluent un PACS.
- Le congé pour mariage d'un enfant n'est ouvert qu'aux
parents de l'enfant et non, en cas de remariage du père ou de
la mère, au second conjoint qui n'a aucun lien de parenté
directe avec l'enfant.
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Exercice des congés :
1) Prise des congés
· Un droit ouvert au salarié
: il s’agit d’un droit et non d’une obligation, c'est-à-dire
que le salarié n’est pas obligé de les prendre et l’employeur
n'a pas à prendre l'initiative de lui proposer ces congés
si le salarié ne les lui réclame pas.
· Justification de l'événement : pour bénéficier
de l'autorisation d'absence, le salarié doit apporter la justification
de la survenance de l'événement.
· Moment de la prise des congés : les congés
doivent être pris au moment des événements en cause.
La jurisprudence ne parle pas de date précise, mais d’une période
qui doit être raisonnable durant laquelle le jour chômé
et rémunéré est accordé.
Exemple :
le jour d'autorisation d'absence pour événement
familial accordé pour le mariage d'un enfant n'a pas à
être nécessairement pris le jour même de la célébration
du mariage. Ce jour peut être pris la veille du mariage.
La convention collective des HCR (article 25-1) prévoit
que lorsque le salarié doit se rendre dans un lieu situé
à plus de 500 km aller – retour de son lieu de travail, il bénéficie
d’un jour supplémentaire non rémunéré, pouvant
être pris ou non sur les congés, en accord avec son responsable
hiérarchique.
2) Décompte en jours ouvrés
La durée de ces congés
se décompte en jours ouvrés. En effet les jours de congés
étant considérés comme des "autorisations exceptionnelles
d'absence", cela signifie que le salarié est autorisé
à s'absenter un jour où il aurait dû être
présent dans l'entreprise, donc un jour ouvré.
3) Événement survenant pendant l'absence du salarié
Les congés ne sont pas dus lorsque
le salarié est déjà absent de l'entreprise (maladie,
congés...) au moment de l'événement familial.
Par conséquent, le salarié concerné ne
peut prétendre :
- à la prolongation de son absence pour prendre son congé
pour événement familial.
Les congés pour événements familiaux n'interrompent
pas les congés payés : devant être pris au moment
de l'événement en cause ils ne peuvent pas non plus être
reportés à la fin des congés payés ;
- ni au versement d'une indemnité compensatrice pour
ne pas avoir pris son congé pour événement familial.
Ainsi, aucune indemnité n'est due au titre du congé
de mariage dans le cas où le salarié se marie pendant
une période de congés payés.
Les articles 11 et 12 ainsi que 14 à
20 du règlement communautaire 178/2002 établissant les
principes généraux et les prescriptions générales
de la législation alimentaire, instituant l’Autorité Européenne
de sécurité des aliments et fixant des procédures
relatives à la sécurité des denrées alimentaires
sont entrés en vigueur au 1er janvier 2005.
Ce règlement a notamment pour finalité, en matière
de législation alimentaire, d’établir des définitions
communes et de fixer des principes directeurs et des objectifs légitimes
qui s’imposent à tous afin d’assurer un degré élevé
de protection sanitaire et le bon fonctionnement du marché intérieur.
A compter du 1er janvier 2005, les entreprises
du secteur alimentaire sont tenues de mettre en place une traçabilité
c’est-à-dire de connaître l’identité de leurs fournisseurs
et de leurs clients professionnels. La nouveauté résulte
de la recommandation des autorités de contrôle sur la mise
en place d’une traçabilité interne tenant compte de la nature
et de la taille de l’entreprise.
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Nos professionnels sont concernés plus spécifiquement
par les articles suivants :
L’article 14, relatif aux prescriptions concernant la sécurité
des denrées alimentaires
L’article 17, relatif à la responsabilité : "les exploitants
du secteur alimentaire et du secteur de l’alimentation animale veillent,
à toutes les étapes de la production, de la transformation
et de la distribution dans les entreprises placées sous leur
contrôle, à ce que les denrées alimentaires ou les
aliments pour animaux répondent aux prescriptions de la législation
alimentaire applicables à leurs activités et vérifient
le respect de ces prescriptions". L’exploitant responsable est la personne
considérée comme juridiquement responsable de l’activité
de l’entreprise (exemple : le chef d’entreprise, le locataire-gérant)
L’article 18, relatif à la traçabilité
Les articles 19 et 20, relatifs aux retraits, rappels et obligation
d’information des autorités de contrôle concernant des denrées
alimentaires non conformes aux prescriptions relatives à la sécurité.
Dans cette circulaire, nous traiterons plus spécifiquement
de l’article 18 relatif à la traçabilité.
La traçabilité vise divers
objectifs tels que la sécurité alimentaire (notamment faciliter
le retrait du marché des denrées alimentaires dangereuses),
la loyauté de la concurrence entre exploitants et la fiabilité
de l’information fournie aux consommateurs. Elle est justifiée
comme étant un outil de gestion des risques.
Deux textes, l’un d’origine communautaire, l’autre une note commune
de la DGAL et de la DGCCRF sont venus expliciter comment appliquer cette
traçabilité.
PRODUITS SOUMIS A L’OBLIGATION DE TRACABILITE
Les produits concernés sont :
- les denrées alimentaires et toute substance susceptible
de leur être incorporée,
- les aliments pour animaux et toute substance susceptible de leur
être incorporée,
- les aliments producteurs de denrées alimentaires.
OBLIGATIONS D’IDENTIFIER LES FOURNISSEURS
Les exploitants doivent être en mesure d’identifier leurs
fournisseurs et leurs clients des produits livrés et fournis.
Ce qui veut dire que l’exploitant doit être capable d’identifier
toute personne y compris un particulier (chasseur, ramasseur de champignons)
lui ayant fourni une denrée alimentaire.
En aval, l’exploitant doit connaître ses clients professionnels
mais non pas le consommateur final. Ainsi nos CHR dont les clients sont
des consommateurs ne sont pas tenus de connaître le nom de ces derniers.
En revanche les établissements, type traiteurs, qui contractent
avec des entreprises, doivent connaître le nom de celles-ci.
TRACABILITE INTERNE
Tant le droit communautaire que les autorités de contrôle
françaises recommandent la mise en place d’une traçabilité
interne à l’entreprise. Cette procédure permettrait le retrait
plus ciblé des produits "dangereux".
Toutefois, cette traçabilité devrait être mise
en place en tenant compte de la nature et de la taille de l’entreprise
concernée.
En résumé, les exploitants
sont tenus par une obligation de résultat mais ils ont le choix
des moyens (choix du support : informatique ou registre…).
Nous avons alerté les autorités de
contrôles sur les difficultés tant humaines que financières
découlant de l’application d’une traçabilité interne
dans nos petits établissements.
TYPE D’INFORMATIONS A CONSERVER
Le règlement communautaire ne
précise pas quel type d’informations conserver. Néanmoins
les autorités communautaires considèrent qu’il est
nécessaire de garder certaines informations classées en
deux catégories :
1/ informations dont les autorités compétentes doivent
toujours disposer
- nom et adresse du fournisseur, nature des produits fournis par
ce dernier
- nom et adresse des clients professionnels, nature des produits
livrés
- date de transaction/livraison
2/ informations dont la conservation est fortement recommandée
- volume ou quantité
- numéro de lot, s’il y a lieu
- description plus détaillée
du produit (préemballé ou en vrac, variété
de fruits /légumes, produit brut ou produit transformé)
Les crises alimentaires précédentes
ont montré que la seule conservation des factures n’est pas suffisante.
Ainsi, la conservation supplémentaire des bons de livraison pourrait
permettre une meilleure traçabilité.
DUREE DE CONSERVATION DES REGISTRES
L’article 18 ne prévoit pas de durée de conservation
minimale. La commission européenne (DG Sanco) suggère une
durée de conservation de 5 ans comme celle communément
admise pour les documents commerciaux sauf pour :
- les produits dont la durée
de vie est inférieure à 5 ans : durée de conservation
égale à la durée de vie du produit + 6 mois
- les produits très périssables à destination
du consommateur final dont la durée de vie est inférieur
à 3 mois ou n’est pas précisée (fruits et légumes,
produits non préemballés …) durée de conservation égale
à 6 mois après la date de fabrication ou de livraison.
Conclusion :
Nos adhérents sont tenus par l’obligation réglementaire
de traçabilité et doivent au minimum conserver les factures
avec les bons de livraison.
Concernant la conservation des étiquettes,
la durée de conservation, nous sommes dans l’attente d’une
réponse des autorités françaises.
Quant à l’application de la traçabilité
interne dans nos petites structures, elle devra être mise en place
selon la nature, la taille de l’entreprise, compte tenu de l’équilibre
entre le coût d’une mise en place d’une traçabilité
interne fine et le coût du retrait de tous les produits suspects
ou dangereux pour la santé humaine.