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INDUSTRIE HOTELIERE - U. M. I. H. 30
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REFORME DES
RETRAITES
(régime général) |
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Une réforme
des retraites a été entreprise par la loi du 21
août 2003.
Elle a pour objectif notamment d’assurer l’équilibre des régimes de retraite à l’horizon 2020 tout en sauvegardant le système par répartition. Cette réforme concerne l’ensemble des régimes de retraite. Sont exclus, toutefois, de son champ d’application les régimes spéciaux des entreprises publiques (SNCF, RATP…) pour lesquels des négociations ont lieu dans les entreprises concernées. Compte tenu de la parution tardive de certains décrets d’application, qui rendent certaines mesures désormais applicables, nous vous vous présentons sous forme de fiches les grandes lignes de ces principaux changements concernant les salariés (1). Il s’agit, sauf indication contraire, des règles applicables au régime général de sécurité sociale de retraite. Les points suivants sont envisagés :
Signalons, par ailleurs, que les partenaires
sociaux au niveau interprofessionnel
sont arrivés à un accord sur la retraite
complémentaire des salariés (accord
interprofessionnel du 13 novembre 2003).
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FICHE N° 1 |
LA
MISE A LA RETRAITE |
| PRINCIPE |
Désormais, l’employeur
ne peut rompre le contrat de travail par mise
à la retraite du salarié que si celui-ci
a atteint l’âge de 65 ans et non plus de 60 ans. Il n’est donc pas nécessaire de demander un relevé de carrière au salarié dans la mesure où seul l’âge du salarié permet à l’employeur de mettre le salarié à la retraite. |
| EXCEPTION |
La mise à la retraite
d’un salarié âgé de moins de 65
ans bénéficiant d’une pension de vieillesse
à taux plein peut être admise dans certaines
conditions : - Entre 60 et 65 ans dans le cadre d’un accord collectif (par accord collectif étendu conclu avant le 1er janvier 2008) - Entre 60 et 65 ans en sortie de préretraites (progressive, préretraite CATS dites métiers pénibles ou tout autre mécanisme de préretraite défini avant la date de publication de la loi). |
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FICHE N° 2 |
LE
DEPART A RETRAITE A L’INITIATIVE DU SALARIE |
| AGE LEGAL |
Depuis 1982, le salarié peut prendre
l’initiative de partir à la retraite à
partir de 60 ans. |
| RETRAITE A TAUX
PLEIN/DUREE D’ASSURANCE |
Depuis le 1er janvier
2003, le salarié peut bénéficier
d’une retraite à taux plein (50 % du
salaire annuel moyen) dès lors qu’il dispose
d’une durée d’assurance de 160 trimestres ou
40 ans (ou s’il justifie d’une situation particulière).
Pour le taux plein, le salarié peut donc avoir intérêt à demander la liquidation de sa pension après 60 ans, celui-ci étant accordé de toute façon à 65 ans. Attention, à partir de 2009, pour obtenir la retraite à taux plein, la durée d’assurance sera majorée d’un trimestre par an pour atteindre 164 trimestres, soit 41 années en 2012. |
| DEPART AVANT 60 ANS |
Certains salariés
peuvent partir à la retraite avant
60 ans : - Les salariés qui ont commencé leur activité très jeune et qui totalisent la durée d’assurance nécessaire pour obtenir une pension à taux plein. Plusieurs conditions cumulatives devront être remplies : l’âge d’entrée dans la vie active, l’âge du départ anticipé, la durée d’assurance minimale et la durée cotisée requise (mesure applicable aux pensions prenant effet à compter du 1/01/04. A été précisée par le décret du 30/10/2003 et la circulaire CNAV du 18/11/03). - Les salariés handicapés dans certaines conditions (dès le décret fixant les conditions). |
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FICHE N° 3 |
LA
PENSION DE RETRAITE (Régime
général) |
| PRINCIPE |
Les principales modifications apportées
sont les suivantes : |
| MONTANT MINIMAL
DE RETRAITE |
Il est fixe un "objectif
de retraite de base et complémentaire" qui garantira
en 2008, aux salariés ayant
effectué une carrière complète
au SMIC, une pension égale à 85 %
du SMIC net. Pour assurer cet objectif, le gouvernement
s’est engagé à augmenter le minimum contributif
(pension minimum) par étape. |
| MAJORATIONS POUR CHARGE
DE FAMILLE |
La durée d’assurance
des mères sera majorée d’un
trimestre pour toute l’année durant
laquelle elles ont élevé un enfant, dans
la limite de deux ans par enfant (applicable à
compter de la date de publication du décret
du 26/12/03 fixant les conditions de prise en charge).
Pour les parents d’enfants handicapés : majoration
d’un trimestre par période de trente mois.
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| SURCOTE ET DECOTE |
Les assurés poursuivant
après le 1er janvier 2004 leur activité
après 60 ans (et jusqu’à 65 ans)
bénéficieront d’une "surcote" de
0,75 par trimestre (3 % par an) pour les années
travaillées au-delà de la durée
complète de la carrière (40 ans ou 160
trimestres depuis le 1er/01/2003). Pour rappel, les assurés d’au moins 60 ans qui partent avant 65 ans sans avoir totalisé 160 trimestres et qui ne se trouve pas dans une situation particulière (personnes inaptes au travail, mères de famille ouvrière..) se voient appliquer un coefficient de minoration à leur salaire annuel moyen appelé décote. Le montant de cette décote doit diminuer progressivement et passer de 2,5 % par trimestre manquant (soit 10 % par an) à 1,25 % (soit 5 % par an). |
| RACHAT DE COTISATIONS |
Le principe : il s’agit
de procéder à des versements rétroactifs
de cotisations pour des périodes
où les salariés ont été
exclus du bénéfice de l’assurance
chômage. Ce rachat est possible pour les périodes
d’études supérieures et pour les
années civiles où les cotisations versées
n’ont pas permis de valider 4 trimestres d’assurance.
Le rachat d’années d’études supérieures
et d’annuités manquantes sera déductible
du revenu imposable. Les modalités de rachat
et le coût ont été fixés
par le décret et l’arrêté
du 31/12/03. |
| CALCUL DU MONTANT DE LA PENSION |
La durée de référence
est modifié. La durée
d’assurance de référence qui
correspond à la durée maximum d’assurance
dans le régime général pris
en compte pour le calcul de la retraite est aligné
sur celle exigée de l’assuré pour avoir
droit à une pension à taux plein, actuellement
fixée à 160 trimestres. Cet alignement
s’appliquera aux pensions prenant effet après le
31/12/07 et aux assurés nés après 1947
quelque soit la date d’effet de leur pension.
Pour les pensions
prenant effet après le 31 décembre
2003 et avant le 1er janvier 2008,
la durée d’assurance est progressivement
allongé comme suit :
152 trimestres pour les
assurés nés en 1944Soit 150 trimestres pour les assurés nés avant 1944 154 trimestres pour les assurés nés en 1945 156 trimestres pour les assurés nés en 1946 158 trimestres pour les assurés nés en 1947 Si l’assuré accomplit une durée d’assurance inférieure à la durée maximum ainsi fixé sa pension est réduite au prorata. Le calcul de la pension annuelle
d’un assuré se calcule en appliquant la formule
suivante :
P = T x SAM x
d
P = Pension vieillesseD
T = Taux de la pension : il est fixé
au maximum à 50 % et varie selon que l’assuré
a acquis ou non le nombre de trimestre
lui permettant de bénéficier
de la retraite à taux plein (50 %).
SAM = Salaire Annuel Moyen. A partir du 1/01/2004, la pension d’un assuré née en 1944 sera calculée sur le salaire moyen des 21 meilleures années (pour les pensions prenant effet avant 2008, le nombre d’années retenues dépend de l’âge) Ce nombre d’années sera progressivement augmenté pour atteindre les 25 meilleures années civiles au 1/01/08. d = Durée d’assurance au seul régime général. D = Durée de référence plafonnée à 152 trimestres pour les assurés nés en 1944 (durée progressivement portée à 160 trimestres d’ici à 2008) |
| CALCUL DE LA PENSION
ET SALAIRE DE REFERENCE |
Dans le calcul de la
pension, les salaires annuels de très faible
montant seront neutralisés, lorsque les
trimestres travaillés ne seront pas validés
au titre de la durée d’assurance. Ne sont
actuellement pas validés les trimestres d’assurance
des assurés dont le revenu soumis à
cotisations n’atteint pas 200 fois le Smic horaire, soit
1366 € au 1er janvier 2003. |
| PENSION DE REVERSION |
Désormais attribuée
sans condition d’âge, de durée
de mariage et d’absence de remariage au
1er juillet 2004, les conditions de ressources
et de cumul avec une pension de droit propre seront
remplacées par une simple condition de ressource. |
| EVOLUTION DES
PENSIONS |
Le principe de l’indexation
sur les prix (hors tabac) des pensions de
retraite est pérennisé avec un réajustement
possible l’année suivante. Un arrêté
du 23/12/03 revalorise ainsi les retraites
personnelles et de réversion de 1,7 % au
1er janvier 2004, dont 1,5 % au titre de l’évolution
prévisionnelle des prix en 2004 et un rattrapage
de 0,2 en 2003. |
| INFORMATION DES ASSURES |
L’information des assurés
sur leurs droits à pension va être
renforcée (relevé de situation
délivré aux assurés périodiquement,
possibilité d’obtenir un pré-calcul
de la pension de base et complémentaire...).
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FICHE N° 4 |
LA
PRE-RETRAITE |
| PRINCIPE |
Dans le souci de favoriser
l’activité des salariés âgés
les dispositifs de préretraite ne sont
pas encouragés. |
| PRERETRAITE PROGRESSIVE
FNE |
Pour rappel
(Article L 322-4 du code du travail) :
ces conventions de préretraite progressive
permettent aux salariés d’au moins 55 ans
de transformer leur emploi à temps plein
en temps partiel. Le salarié en préretraite
perçoit un salaire à temps partiel
et une allocation de préretraite. L’employeur
doit réaliser un certain nombre d’embauches sinon
sa contribution est majorée. L’accès à
ces préretraites sera fermé
à partir du 1er janvier 2005. Cependant,
toutes les conventions conclues avant cette
date seront honorées |
| PRERETRAITE "MAISONS" |
Pour décourager
le recours aux préretraites d’entreprise, les
allocations de préretraite ou de cessation anticipée
d’activité, directement versées
par l’entreprise ou pour son compte par un tiers à
d’anciens salariés seront assujetties à
une contribution spécifique à
la charge des employeurs. Seront concernés les avantages
versés en vertu d’une convention ou
d’un accord collectif ou d’une stipulation contractuelle,
soit d’une décision unilatérale de
l’employeur postérieure au 27 mai 2003. |
| PRERETRAITE
LICENCIEMENT |
Ce dispositif n’est pas
modifié. Pour rappel, l’entreprise qui envisage
un licenciement économique peut conclure
avec l’Etat une convention FNE afin de permettre au
salarié de bénéficier d’une
allocation de remplacement jusqu’à 65
ans au plus. |
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FICHE N° 5 |
LA
RETRAITE PROGRESSIVE |
| PRINCIPE |
Il s’agit de la possibilité
pour un salarié d’au moins 60 ans
de faire liquider sa retraite tout en poursuivant
une autre activité professionnelle à
temps partiel. |
| MODIFICATIONS |
La liquidation de la
pension dans le cadre de la retraite progressive
est effectuée désormais à
titre provisoire. Le calcul définitif de
la pension se fera en prenant en compte lors de la cessation
définitive d’activité, les trimestres
supplémentaires acquis du fait de la poursuite
d’activité. |
| FICHE
N° 6 |
LE
TEMPS PARTIEL – COTISATIONS D’ASSURANCE
VIEILLESSE SECURITE SOCIALE |
| PRINCIPE |
A partir du 1er
janvier 2004 et sous certaines conditions à
préciser par décret, les salariés
à temps partiel pourront cotiser au régime
d’assurance vieillesse sur la base d’un salaire
correspondant à leur activité à temps
complet. |
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FICHE N° 7 |
LE
CUMUL EMPLOI RETRAITE |
| PRINCIPE |
Les règles de
cumuls emploi retraite sont assouplies. Les titulaires
des pensions prenant effet le 1er janvier
2004 pourront reprendre une activité procurant
des revenus qui, ajoutés aux pensions servies
par les régimes de base et complémentaire
obligatoire, seront inférieurs : - au dernier revenu d’activité perçu avant la liquidation de la pension pour les salariés - à des seuils selon les zones géographiques concernées et fixées par décrets pour les professions artisanales, industrielles et commerciales. |
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FICHE N° 8 |
LES
PRODUITS D’EPARGNE EN VUE DE LA RETRAITE |
| PRINCIPE |
Pour compléter la
pension de retraite du salarié, deux
dispositifs, encouragés par l’Etat grâce
à des exonérations fiscales sont
créés. |
| P.E.I.R. |
Ouvert à partir
du 1er janvier 2004, le PEIR est un produit
d’assurance retraite ouvert à tout individu
y compris aux salariés. Ce plan est souscrit par adhésion à un contrat d’assurance conclu entre une association chargée de la surveillance du PERP, le groupement d’épargne retraite populaire (GERP), et un organisme gestionnaire qui peut être une entreprise d’assurance, une institution de prévoyance ou une mutuelle. L’épargne investie donne lieu au versement, au profit du salarié, d’une rente viagère payable à compter de la date de liquidation de sa pension vieillesse dans un régime obligatoire d’assurance vieillesse. En cas de décès, la rente acquise peut-être reversée à un bénéficiaire désigné sous forme d’une rente viagère ou une rente éducation. |
| P.P.E.S.V POUR
LA RETRAITE |
Le plan partenarial d’épargne
salariale volontaire (PPESV) créé en 2001
est modifié pour devenir le plan
partenarial d’épargne salariale volontaire
pour la retraite. Il transforme un produit d’épargne
salariale stricte créé
par la loi Fabius sur l’épargne salariale
en un produit d’épargne longue.
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FICHE N° 9 |
REGIME
SOCIAL DES CONTRIBUTIONS DES EMPLOYEURS RETRAITE ET PREVOYANCE |
| PRINCIPE |
La loi vise à
inciter les entreprises à mettre
en place des régimes de retraite supplémentaire
ou des régimes de prévoyance.
Il est alors prévu
: |
| COTISATIONS SECURITE
SOCIALE |
- L’exonération
totale des cotisations de sécurité sociale
des contributions des employeurs au régime
complémentaire de retraite obéissant
à un principe de répartition. - Une exonération dans les limites qui seront fixées par décret pour les contributions au régime de retraite supplémentaire. - Une exonération dans les limites qui seront fixées par décret pour les contributions au régime de prévoyance complémentaire présentant un caractère collectif et obligatoire. |
| LA CSG ET LA
CRDS |
- Une exonération
de plein droit et sans limite de CSG et CRDS est créée
pour : - Les contributions des employeurs destinées au financement des régimes complémentaires de retraite légalement obligatoires (AGIRC, ARRCO….) - Les sommes destinées au financement des engagements de retraite supplémentaire "à prestation définie" |
| RETRAITES "CHAPEAU" |
- Les retraites "chapeau"
sont désormais totalement exclues de l’assiette
des cotisations de sécurité
sociale et de CSG et CRDS. |
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FICHE N°10 |
AUGMENTATIONS
ANNONCEES (Régime
général) |
| HAUSSE DES COTISATIONS
D’ASSURANCE VIEILLESSSE |
Les cotisations d’assurance
vieillesse devraient être majorées
de 0,2 points à compter du 1er janvier 2006. Ces
cotisations devraient à nouveau augmenter de 3
points entre 2008 et 2020 pour assurer l’équilibre
financier du régime général
à l’horizon 2002. Cette
hausse devrait être compensée par
une diminution escomptée des cotisations
d’assurance chômage pour ne pas augmenter
les prélèvements obligatoires. |
| CUMUL
EMPLOI - RETRAITE |
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Travailler
tout en touchant sa retraite c’est possible !
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