INDUSTRIE HOTELIERE - U. M. I. H. 30




AIDE DE L'ETAT
(social  32-04 du 13/12/04)
Les modalités d’application de l’aide au remplacement des salariés en formation ont été réaménagées par la loi du 4 mai 2004 relative à la formation professionnelle tout au long de la vie et au dialogue social, et ont été précisées par décret n° 2004-1094.
Ces nouvelles dispositions entrent en vigueur le 1er janvier 2005. Les conventions d’aide conclues en application des dispositions antérieures à l’entrée en vigueur de ce décret demeurent régies jusqu’à leur terme par les anciennes dispositions.
Nous vous présentons ci-après ces nouvelles mesures.
· Quelles sont les entreprises visées ?
Sont visées, les entreprises de moins de 50 salariés à l’exception de l’État, des collectivités locales et leurs établissements publics à caractère administratif.
· Comment déterminer l’effectif de l’entreprise ?
Sont considérées comme employant moins de 50 salariés, les entreprises dont le nombre mensuel moyen de salariés a été au plus égal à 49 pendant l’année civile précédent la date de signature de la convention d’aide. Si l’entreprise n’a pas exercé son activité pendant une année civile complète avant la date de signature de la convention, la période à prendre en compte pour déterminer l’effectif est celle comprise entre la date de début d’activité et la date de signature de cette convention.
Les règles relatives au calcul de l’effectif du personnel pour l’application des seuils sociaux sont applicables.
· Quels sont les salariés ouvrant droit à l’aide ?
L’aide au remplacement des salariés en formation vise à compenser les temps d’absence des salariés en formation, à l’exception
- des titulaires des contrats d’apprentissage et des contrats de professionnalisation
- des salariés liés à des entreprises de travail temporaire par des contrats de travail temporaire
- des salariés en congé individuel de formation
La formation des titulaires des contrats d’insertion en alternance dont les contrats relèvent encore des dispositions antérieures à la loi sur la formation professionnelle, n’ouvre pas droit au bénéfice de cette aide.

· Pour quelles formations ?

Pour ouvrir droit au bénéfice de l’aide, les formations suivies doivent être dispensées pendant le temps de travail par un organisme de formation indépendant de l’entreprise, quel que soit le lieu de la formation.
· Quels sont les salariés remplaçants permettant l’ouverture de l’aide ?
L’aide au remplacement est accordée en compensation du salaire du salarié remplaçant. Les salariés remplaçants sont :
- soit recrutés sous contrat de travail autre que tout contrat bénéficiant d’une aide publique à l’emploi ou à la formation professionnelle, à l’exclusion des mesures générales d’exonération des charges sociales
- soit mis à disposition d’une entreprise de travail temporaire ou par un groupement d’employeurs
Le salarié remplaçant doit être employé sur un poste correspondant aux activités du salarié en formation.
· Quelles sont les modalités administratives ?
L’aide au remplacement fait l’objet d’une convention conclue entre l’employeur et l’État. La demande de convention doit être déposée auprès de la DDTEFP, au plus tard un mois après l’embauche ou la mise à disposition du salarié remplaçant. Les représentants du personnel sont informés de sa conclusion.
L’employeur est tenu de signaler à la DDTEFP toute rupture du contrat de travail du remplaçant ou toute interruption de la formation qui interviendrait avant l’expiration de la convention.
· Comment se déroule le versement de l’aide ?
L’aide de l’État est accordée sur la base d’un forfait horaire correspondant à 50% du taux horaire du SMIC. Le montant payé est calculé au prorata du nombre d’heures de formation dispensé au salarié remplacé.
L’aide est versée à l’employeur en fin de remplacement quand la durée du remplacement est inférieure ou égale à 152 heures. Au-delà, des acomptes correspondant à une durée de remplacement minimale de 152 heures sont versés à l’employeur.
Les versements sont effectués sur présentation de l’attestation d’inscription du salarié en formation, délivrée par l’organisme de formation, et du bulletin de salaire du remplaçant ou de la facture de l’entreprise de travail temporaire ou du groupement d’employeurs. Le paiement est soldé au vu de l’attestation de suivi de la formation, délivrée par l’organisme de formation.
· Quelles sont les modalités en cas de non-respect de la convention ou en cas de rupture du contrat de travail ?
En cas de non-respect de la convention ou en cas de rupture du contrat de travail à l’initiative de l’employeur avant la fin du remplacement, l’aide n’est pas due à l’employeur. Si un acompte lui a été accordé, il est tenu de reverser à l’État l’intégralité des sommes déjà perçues.
Toutefois, en cas de faute grave du remplaçant, de rupture au titre de la période d’essai ou en cas de rupture anticipée à l’initiative du remplaçant, l’aide est calculée au prorata du temps de travail réalisé par celui-ci. Si un acompte a  été accordé, le reversement ne porte que sur la part de l’aide correspondant au temps de travail non réalisé.



SAISIE ET CESSION DES REMUNERATIONS
(Social 58-05 du 26/12/05)
Rappel :
Le salarié débiteur à l’égard de tiers peut faire l’objet d’une saisie arrêt sur salaires. La procédure oblige l’employeur tiers saisi à remettre une partie du salaire directement au saisissant.
Le salarié débiteur à l’égard de tiers peut également transmettre par convention sa créance de salaire. Cette cession opère un transfert instantané de la créance du cédant au cessionnaire. Cette cession est opposable à l’employeur qui est tenu de remettre une partie du salaire aux créanciers du salarié.
Afin d’éviter que le salarié se retrouve privé de toute rémunération, le législateur est intervenu pour frapper d’incessibilité ou d’insaisissabilité partielle le salaire.
Les proportions saisissables ou cessibles des rémunérations annuelles sont fixées et révisées annuellement par décret en Conseil d’Etat. Ces quotités sont fixées selon une rémunération annuelle.

Nouveauté :
Un décret du 8 décembre 2005 (JO du 10/12/05) fixe les proportions dans lesquelles les rémunérations annuelles sont saisissables ou cessibles à compter du 1er janvier 2006 :
    - 1/20e sur la tranche de rémunération inférieure ou égale à 3 240 € ;
    - 1/10e sur la tranche supérieure à 3 240 € et inférieure ou égale à 6 370 € ;
    - 1/5e sur la tranche supérieure à 6 370 € et inférieure ou égale à 9 540 € ;
    - 1/4 sur la tranche supérieure à 9 540 € et inférieure ou égale à 12 670 € ;
    - 1/3 sur la tranche supérieure à 12 670 € et inférieure ou égale à 15 810 € ;
    - 2/3 sur la tranche supérieure à 15 810 € et inférieure ou égale à 19 000 € ;
    - la totalité sur la tranche supérieure à 19 000 €.
Chacune des tranches est majorée de 1 220 € par an et par personne à charge du débiteur saisi ou du cédant. Sont considérés comme débiteurs à charge : le conjoint ou concubin et ascendant dont les ressources personnelles sont inférieures au montant du RMI et les enfants à charge au sens des prestations familiales. Enfin, il doit être laissé au salarié saisi une somme au moins égale au montant du RMI pour une personne seule, sans correctif pour charges de famille.




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